mardi 22 février 2011

Appelons un chat un chat

L’organisation est nulle ici en France !

Aujourd’hui, nous avons eu des cours à 8 heures du matin. Un cours de français ! C’était mon premier cours de français ici à Marseille alors j’étais vraiment curieuse. Mais ça ne commençait pas très bien.

Comme nous sommes vraiment gentilles, nous nous présentons toujours. Alors on a dit : « Bonjour madame, nous sommes les étudiantes de la Belgique. » La dame nous regardait et disait : « Ah bon, qui a dit que vous devez suivre les cours chez moi ? » Nous étions un peu surprises, elle ne savait pas que nous venions ? « Euhm, monsieur Oliveri … » « Et vous pensez que c’est intéressant ici ? Tu dois participer, prendre des notes et faire attention. Ici, c’est vraiment la didactique du français. »

Alors oui, quel début … quelle présentation ! Nous nous sommes assises au fond de la classe et tout le monde nous regardait … Nous avons reçu quelques papiers que nous devons lire. Et après, nous devons faire des séances. D’accord, Mandy et moi, nous ne savons pas vraiment ce qu’on devait faire mais on a commencé par lire les textes. Naturellement, les autres de la classe avaient fini lire plus tôt que nous. Et puis, ils ont discuté les textes. Le sujet était l’apprentissage du français à l’école maternelle … Hmm, intéressant pour des futures enseignantes du secondaire ? Après, nous devons faire des séances à deux. Mandy et moi, on ne savait pas ce qu’on devait faire. Une séance est un petit cours, mais à l’école primaire. Alors qu’est-ce qu’on devait faire ? Aucune idée. Après quelques minutes la prof est venue. « Ca va ? » « Non, pas vraiment, c’est difficile pour nous parce que normalement, on donne des cours dans le secondaire (le collège ou lycée en France). » « Alors, qu’est-ce que vous faites ici ? Vous devez obtenir un diplôme, pas seulement être jolies ! Suivez-moi, on va voir monsieur Oliveri ! » Nous sommes parties ensemble vers le bureau de monsieur Oliveri. Et il ne comprenait pas le problème. Il pense que tous les cours sont les mêmes. L’école maternelle, l’école primaire, l’école secondaire … elles sont toutes les mêmes ! Il trouve qu’il n’y a pas de problème. Mais nous nous ennuyons dans les leçons parce qu’on ne sait pas de quoi faire ! La seule chose qu’on peut faire, c’est observer les autres. La prof de français et le prof d’anglais sont les seules qui se sont  occupés de nous. Ils disent toujours que c’est stupide qu’on doit faire certaines choses. On doit suivre deux fois le même cours d’anglais … on doit suivre le didactique du français pour le maternelle et l’école primaire … on ne sait pas comment on va être évalué … je dois continuer ? Monsieur Oliveri a dit qu’il y a encore une autre leçon ou ils discutent les livres de jeunesse. Je pense qu’on va demander de suivre ces leçons, ça va être plus intéressant pour nous.

Après tout ça, on avait encore une conférence sur l’inégalité. Autrement dit, des choses qu’on a déjà vues en Belgique mais maintenant en français. Et personne ici n’a de livres … je me demande ce qu’ils doivent étudier pour les examens. Et comment, s’ils n’ont pas de cahier ou des feuilles du prof … En Belgique, on reçoit un cahier d’environ 100 pages (la plupart du temps, c’est plus, ça dépend de la discipline). Ici, ils ne reçoivent rien. Et ils n’apprennent rien, à mon avis. Le plus souvent, la seule chose qu’ils font, c’est préparer des cours et se préparer pour le concours (un type d’examen). Alors qu’est-ce qu’on fait ici ?

Mais, je suis toujours optimiste alors je veux finir avec quelque chose de positif ! La pizza aujourd’hui était vraiment bonne !

Et avant-hier, j'ai fait la lessive et j’ai cuisiné !

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