Le vendredi, monsieur Oliveri nous a envoyé un mail. Mandy et moi devions venir à l’école ce midi pour recevoir l’information sur notre stage. Alors, nous sommes venues et monsieur Oliveri a dit que notre stage commençait ce lundi. C’était un stage d’observation mais je pense que recevoir l’info 3 jours en avant … ce n’est pas longtemps. Heureusement monsieur De Winter nous avait déjà averti que le stage commençait normalement le lundi. Mais oui, avant le vendredi, nous ne savions pas la date, les heures, les disciplines, l’école … nous ne savions rien !
Hier, nous avons notre premier jour d’observation. Et quand je dis nous, je veux dire : Mandy et moi. Parce que Paulien fait des études pour l’école élémentaire et nous faisons des études pour l’école secondaire. Ici, ça s’appelle le collège. Alors, on a dû se lever tôt, pour arriver à l’école à huit heures et quart. Pour arriver au Collège de Vincent Scotto, on a dû prendre un métro et un bus, un voyage d’environ une demi-heure. Et puis, on devait encore trouver ce collège. On commençait avec deux heures d’anglais. C’était intéressant, les leçons étaient données totalement en anglais ! Après la récré, nous avions encore une heure de français. Ici en France, les écoles n’utilisent pas vraiment des manuels. Le prof donne son cours et les élèves participent et notent tout dans un cahier. C’est tout. Et les élèves … qu’est-ce que je peux dire ... Les petites des leçons anglaises étaient comme en Belgique. Mais les élèves plus âgés dans les cours de français … Ils étaient bruyants, ils ne faisaient pas d’attention, ils commençaient à parler pendant le cours … Ils nous demandaient d’où nous venions. Et après qu’on a dit que nous étions de la Belgique, ils commençaient à parler vraiment fort. Ils parlaient en espagnol, en russe … c’était vraiment bizarre. Alors on a ignoré ces garçons. Et quand le prof a demandé s’il y avait un problème, les garçons ont dit quelque chose. Je ne l’ai pas entendu mais apparemment, ils voulaient nous draguer. Et le prof a répondu que nous ne voulions pas de garçons comme eux. Et quand un garçon a demandé, à haute voix, en classe si on parle le français, le prof a dit qu’elle pense qu’on parle le français mieux que lui! Pendant quelques leçons, c’était plutôt un marché ! Mandy et moi avions mal à la tête après cette journée !!! Et on se demandait : « Est-ce que je veux encore enseigner ? »
Aujourd’hui, deux filles ont demandé de signer une pétition. Le titre : « Solutions aux problèmes d’insécurité. » Je l’ai signée. Un petit passage : « … depuis 3 semaines il y a eu 4 agressions vers 20h30, dont une avec des dommages corporels importants devant l’entrée située derrière l’université de Provence … »
Mais, je suis toujours optimiste, il y a toujours un rayon de soleil derrière les nuages!
Mais, je suis toujours optimiste, il y a toujours un rayon de soleil derrière les nuages!
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